
Pain de Sucre

Anse du Cùre

Plage Pompierre
23 janvier 2022
Les Saintes, pittoresque
Terre‑de‑Haut
L’expérience de voyage dans l’archipel de la Guadeloupe m’a permis de découvrir un monde authentique, exotique et merveilleux, où des paysages naturels enchanteurs ont rendu inoubliable cette aventure de voyageur solitaire.
Après avoir exploré les beautés exotiques de Grande‑Terre, celles luxuriantes de Basse‑Terre, les paysages contrastés de La Désirade, et le caractère authentique de Marie‑Galante, l’expérience vécue aux Saintes a fait naître en moi de nouvelles émotions, grâce aux paysages multicolores que j’ai pu admirer à Terre‑de‑Haut, principale île habitée de l’archipel.
Cette petite gemme, immergée dans les splendides eaux des Caraïbes, avec ses maisons colorées aux toits rouges, nichées dans des baies charmantes et verdoyantes, offre un paysage comparable à un tableau naïf, pittoresque et authentique.
Mais Terre‑de‑Haut n’est pas la seule île de cet archipel.
Sur ses quatorze kilomètres carrés, Les Saintes abritent huit autres petites îles : Terre‑de‑Bas, également habitée, l’îlet Cabrit, Grand‑Îlet, Coche, Augustins, Redonde, Pâté et Roches Percées.
Mon voyage à la découverte des principales attractions naturelles et historiques de cet archipel a commencé de bonne heure au port de Pointe‑à‑Pitre, sur Grande‑Terre, et s’est prolongé pendant deux jours.
Deux étapes étaient prévues :
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la première à Terre‑de‑Haut, l’île la plus habitée et la plus belle ;
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la seconde à Terre‑de‑Bas, moins touristique mais tout aussi intéressante, avec ses panoramas magnifiques, ses eaux cristallines et le Podere Fidelin, dix‑huitième et dernier site de la « Slave Route ».
Après une heure de traversée, j’ai débarqué sur le quai du pittoresque bourg Le Bourg, situé face à la petite place du village, caractérisée par quelques commerces, l’office du tourisme, les deux routes principales reliant les extrémités de l’île, et le monument commémorant l’unité nationale française proclamée, comme on le sait, le 14 juillet 1790.
Après avoir défini l’itinéraire et m’être installé dans un logement typiquement caribéen en bois, blanc et jaune, les excursions du jour ont commencé par le fort Napoléon, situé au sommet de la colline Mire.
Après quelques centaines de mètres parcourus dans le village, j’ai emprunté la route raide et sinueuse menant au fort, jusqu’à atteindre un magnifique point de vue offrant un panorama exceptionnel.
La première chose qui m’a frappé fut la beauté de la baie en contrebas, considérée comme l’une des plus belles au monde.
Elle était illuminée par un splendide soleil qui faisait scintiller le bleu de la mer, mettait en valeur le vert luxuriant des collines environnantes et exaltait les couleurs vives des petites maisons aux toits rouges.
Depuis ce belvédère, on pouvait admirer la baie du Bourg, l’île de la Dominique, Basse‑Terre et Grande‑Terre.
Un paysage à couper le souffle, d’une beauté incomparable.
Après avoir réalisé un beau reportage photo et vidéo, je me suis dirigé vers le fort, construit entre 1844 et 1867, abritant un jardin botanique et un musée retraçant l’histoire des Saintes.
Avec cette visite, j’aurais presque complété, au‑delà de toute attente, les principaux sites historiques de la Guadeloupe… si je n’avais pas trouvé à l’entrée le panneau « fermé », en raison des restrictions sanitaires liées au COVID‑19.
Grande déception.
Je me suis donc limité à admirer les imposantes murailles extérieures et l’entrée, avant de poursuivre vers les étapes suivantes du programme.
En descendant la route sinueuse, je n’ai pas pu m’empêcher d’admirer la suggestive baie Marigot.
Située dans une anse où les eaux vert émeraude se fondent avec le vert de la végétation dense couvrant les hautes falaises, le lieu abrite un petit port de pêche et un village entouré de collines luxuriantes, typiques de l’île.
À côté de la baie Marigot, deux autres collines entourent l’une des plages les plus célèbres de Terre‑de‑Haut : la plage de Pompierre.
Ce lido s’étend sur plus de 300 mètres, avec une vaste zone aménagée, de hauts cocotiers, du sable clair et une mer bleu azur.
Un bel endroit pour passer des moments de détente, seul ou en famille.
Après avoir flâné un peu, j’ai pris la direction sud de l’île pour rejoindre un autre site très apprécié des touristes : la plage du Pain de Sucre.
En chemin, j’ai croisé la pittoresque église dédiée à Notre‑Dame de l’Assomption, remplie de fidèles assistant à la messe dominicale, puis le monument célébrant le 350ᵉ anniversaire de la fondation de Terre‑de‑Haut (1648‑1998), et un peu plus loin, le coloré bâtiment de la mairie, entouré de cocotiers et de haies, avec deux canons anciens à son entrée.
Un beau spectacle pour les nombreux touristes qui s’arrêtaient pour l’admirer.
En continuant le long du pittoresque cours du quartier Mouillage, bordé de commerces et de maisons privées, avec des pentes atteignant parfois 12 %, j’ai enfin atteint Pain de Sucre.
J’ai parcouru un petit sentier irrégulier de quelques dizaines de mètres, bordé de végétation dense et de petits restaurants, et j’ai atteint ce lido tant vanté.
La plage du Pain de Sucre doit son nom au relief conique d’une trentaine de mètres situé à sa droite, couvert de végétation, qui protège latéralement cette petite lagune aux eaux vert émeraude et aux fonds marins réputés, idéaux pour le snorkeling.
La plage se distingue également par une fine bande de sable clair ombragée par un dense bosquet de cocotiers appartenant à une propriété privée, sous lesquels de nombreux touristes se réfugiaient du soleil de midi.
Que dire ?
Un endroit vraiment magnifique, mais très fréquenté. Étant donné les règles de distanciation, et la forte affluence de baigneurs, j’ai décidé de profiter du lieu depuis les rochers situés à l’entrée du sentier.
Quelques minutes de contemplation, puis j’ai repris la route vers les plages suivantes, en commençant par Grande‑Anse.
Grande‑Anse est un lido d’environ un kilomètre, idéal pour des promenades romantiques.
Ouvert sur l’océan Atlantique, la clarté de l’horizon m’a permis d’apercevoir au loin Marie‑Galante et la Dominique.
D’après mes recherches, les fortes courants y rendent la baignade dangereuse. J’en ai donc profité pour marcher en solitaire, admirer le paysage et étudier la carte pour rejoindre l’anse Crawen et l’anse Figuier.
L’anse Crawen est une petite plage sauvage d’environ 200 mètres, habitée par une colonie de poules et de coqs multicolores qui se promènent sous la pinède, espérant recevoir quelque nourriture des rares touristes.
Située face à Grand‑Îlet, avec les rochers de La Coche à droite et de La Redonde à gauche, elle ne m’a pas particulièrement marqué.
Après quelques photos, je me suis dirigé vers l’anse Figuier, avant de clôturer la journée par un entraînement de natation dans la splendide anse du Curé, petite crique aux eaux célestes et transparentes, semblables à celles d’une piscine.
L’anse Figuier s’est révélée elle aussi très tranquille, déserte, avec du sable clair et des cocotiers pittoresques donnant au lieu une atmosphère tropicale inconfondible.
Après avoir échangé quelques mots avec des touristes allongés sur le rivage, je me suis rendu à l’anse du Curé pour mon entraînement de natation et pour conclure la journée.

Poderie Fidelin

Salakos

Plage Grande Anse
24 janvier 2022
Les Saintes, pittoresque
Terre‑de‑Bas
Réveil de bonne heure. Une autre journée enthousiasmante m’attendait.
Après un petit footing tonifiant sur les montées et descentes de l’île, je suis rentré chez moi à 8h00 pour préparer tout le nécessaire afin d’affronter au mieux l’excursion à Terre‑de‑Bas.
Pendant les minutes d’attente avant l’embarquement, j’en ai profité pour prendre un deuxième petit‑déjeuner avec le délicieux gâteau local, le Tourment d’Amour — une pâtisserie fourrée à la noix de coco, vraiment exquise — et revoir l’itinéraire préparé quelques jours avant mon départ pour la Guadeloupe.
À 9h15, j’ai pris le large et, en seulement quinze minutes, j’ai débarqué à Terre‑de‑Bas pour rejoindre le domaine Fidelin, une ancienne fabrique de céramique des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, située près de la grande baie.
C’est précisément là que mon tour a commencé : parmi ces importants vestiges datant de plus de trois siècles, autrefois moteur économique de l’île grâce au travail de centaines d’esclaves noirs.
Le domaine Fidelin, également connu sous le nom de « fabrique de Grand Baie », fut fondé en 1760 par Jean‑Pierre Fidelin et classé monument historique en 1997.
Aujourd’hui, de nombreuses vestiges sont encore visibles : deux fours bien conservés, un atelier, plusieurs citernes, un bâtiment circulaire pour la préparation de l’argile, ainsi que d’autres structures qui font de ce lieu une grande attraction touristique. En 1837, on y comptait 130 esclaves, employés comme potiers, transporteurs, bûcherons, ouvriers de four, etc.
À la fin du XVIIIᵉ siècle, l’activité céramique était principalement centrée sur la fabrication de vaisselle (certaines pièces mesuraient plus de 50 cm).
Dans les années suivantes, le domaine diversifia sa production : pots, vaisselle variée, briques et tuiles.
Sa position privilégiée en bord de mer facilitait le chargement des bateaux pour les livraisons vers la Guadeloupe continentale.
C’est dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, après l’abolition de l’esclavage, que l’activité du site diminua, jusqu’à cesser complètement.
La visite, vraiment très intéressante, m’a permis de découvrir presque tous les dix‑huit sites de la Slave Route.
J’ai ensuite parcouru la route longeant le versant sud de l’île pour rejoindre le village de Petit‑Anse, afin de visiter la petite fabrique de Salakos, les chapeaux traditionnels des pêcheurs, réalisés en fibres végétales de bambou, recouverts de tissu blanc sur la partie supérieure et de tissu bleu sur la partie inférieure.
Je n’ai pas consacré beaucoup de temps à ces sites: un rapide coup d’œil, puis j’ai poursuivi vers Anse à Dos, où j’ai profité de la majesté de la mer des Caraïbes en prenant mon repas.
L’excursion s’est poursuivie le long du sentier qui longe deux collines de l’île: Morne Abymes (283 m) et Morne Sec (285 m), pour découvrir la flore luxuriante et atteindre la magnifique plage de Grande‑Anse, où je me suis offert un bain rafraîchissant.
La journée s’est ensuite conclue par le retour à Terre‑de‑Haut, pour embarquer sur le ferry qui m’a conduit à Saint‑François, sur Grande‑Terre, ville depuis laquelle, le lendemain, je rejoindrais à bord d’un élégant catamaran les deux îles naturelles de Petite Terre.

